Projet d’appui à l’insertion de 100 jeunes de la région du Sahel

Projet d’appui à l’insertion de 100 jeunes de la région du Sahel 

C’est dans la salle polyvalente du conseil régional de la région du Sahel que s’est tenue le 16 Mars 2020 la deuxième session du Comité Technique de Suivi (CTS) du projet « d’appui à l’insertion professionnelle de 100 jeunes de la région du Sahel » Ce projet est mis en œuvre par l’Association Tin Tua avec l’appui de ses partenaires Expertise France et l’Union Européenne dans le cadre du programme « Se qualifier pour un emploi professionnel ».

Le projet, démarré en décembre 2018 et prévu pour 18 mois, s’inscrit dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle. Il vise à renforcer les liens entre l’Education Non Formelle (ENF) à travers le renforcement des passerelles entre la Formation professionnelle et l’ENF au sein des Centre Banma Nuara Jeune (CBN2J). Afin d’améliorer le suivi et mieux orienter l’action, un CTS a été mis en place sous la présidence du Conseil Régional. Il est composé du président du conseil régional, des représentants des deux communes bénéficiaires que sont Dori et Bani, des directions techniques régionales, des professionnels du métier, des Institutions de Micro Finance (IMF) et des équipes de Tin Tua et de Expertise France. Les membres du CTS suivent donc les principaux résultats attendus en fin de projet qui sont :

R1 : 100 apprenants dont 30% de filles des centres CBN2J sont formés pour le CQB en électricité et en électricité photovoltaïque ;

R2 : 75% des apprenants formés sont admis au CQB ;

R3 : De nouvelles modalités de formation et d’appui des apprenants permettent un renforcement du lien entre formation et milieu professionnel, et favorisent l’insertion socio-professionnelle d’au moins 60 des jeunes formés dans la région du Sahel ;

R4 : 30 jeunes poursuivent la formation à l’ANPE de Dori pour l’obtention d’un CQP en électricité bâtiment ;

R5 : 25% des jeunes formés accèdent aux financements des institutions.

Les différentes parties prenantes ont pu échanger sur le niveau d’avancement. Au mois de Mars 2020, ce sont cent (100) jeunes dont vingt-quatre (24) femmes qui ont été formées en électricité solaire photovoltaïque et en alphabétisation. Un (01) guide de formateur a également été élaboré. Cent (100) kits pédagogiques ont été acquis et mis à profit des apprenants.  Trois (03) centres ont été équipés en matériels et matières d’œuvre solaire.

Dans la stratégie de mise en œuvre du projet, les chantiers écoles ont été identifiés comme une bonne pratique, ainsi les apprenants ont pu bénéficier de trois (03) chantiers écoles (conseil régional, CHR de Dori, et hôtel Dintal) pour expérimenter ce qu’ils ont appris en côtoyant des professionnels du métier.  Toujours dans le sens de créer et/ou révéler de jeunes entrepreneurs, une formation en entrepreneuriat a permis à soixante-dix-sept (77) apprenants d’acquérir des notions d’esprit d’entreprise ; de gestion d’entreprise ; de montage de plan d’affaire ; et de création de micro entreprise. Cette formation a été l’occasion de faire une mise en relation avec des Institutions de Micro Finance de la région du Sahel.

Le Comité Technique de Suivi avec à sa tête le président du conseil régional de la région du Sahel a encore réitéré sa satisfaction pour les alternatives proposées par Tin Tua et Expertise France pour appuyer les jeunes à se développer et développer leur région. La majeure partie des interrogations ont porté sur les opportunités de stages et apprentissage en milieu professionnel et sur les capacités des jeunes à pouvoir s’auto employer.  L’équipe de Tin Tua a rassuré les membres du comité que les chantiers écoles entamés ne seraient pas les derniers. Les apprenants ayant bénéficié de la formation en entrepreneuriat sont à la phase de montage de plans d’affaire pour des financements de microprojets. En perspective pour le suivi post formation, il y’a la mise en place des groupes d’entraide, l’appui à la recherche de financement et la mise en relation des bénéficiaires avec les professionnels.

La principale difficulté reste néanmoins l’insuffisance des chantiers écoles pour le perfectionnement à cause de l’insécurité dans le Sahel et récemment l’apparition du Covid19 entrainant des restrictions de regroupement.
Quant au Certificat de Qualification de Base (CQB), le processus est en cours afin de permettre aux apprenants de mieux faire valoir leurs compétences partout où besoin sera.

  • Comité Technique de suivi

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